ThéArt


Boris Vian et son trac à pène perceptible
Boris chantant timidement le Déserteur


Toutes les présentations des pièces,
proviennent du livre :
Oeuvres Complètes de Boris VIAN, vol. 9.
et ont été écrites par d'Dée.

Voici le sommaire des pages de présentation des pièces de théâtre de Vian et quelques notes sur celles-ci :


L'équarrissage pour tous (Avril 1946)

Cette pièce est inspirée par le débarquement des alliés en Normandie, le 6 juin 1944, et fait suite à Les Fourmis.
Elle fit scandale en 1950, lors de sa première représentation.

J'irai cracher sur vos tombes (Janvier 1948)

À la suite du roman du même nom, qui fit parler de lui, Boris VIAN s'engage à en faire une pièce de théâtre.
Lors de la première représentation, le 22 Avril, les journalistes l'on trouvée trop lente, verbeuse, mal bâtie, mais surtout pas assez scandaleuse !
Quant au public, il ne s'est pas pressé de voir cette pièce.

Le Dernier des métiers (1950)

Cette pièce est en fait la suite de L'équarrissage pour tous, car cette dernière se trouvait trop courte pour une soirée théâtrale entière.
L'anticléricalisme de cette pièce lui a valu de ne pas être acceptée par le Directeur du Théâtre des Noctambules, où elle devait être jouée (En 1950).

Un Radical barbu (1950)

Dans ce texte, Boris VIAN transforme les débats de l'Assemblée en combats de boxes, avec gants en cuir, entraîneurs et buvettes.
L'inspiration de celle-ci lui vient du contexte politique de l'époque. ( En janvier 1947 est instaurée la IVème république. L'instabilité gouvernementale conduit chaque Président du conseil à renégocier sans cesse la survie des cabinets ministériels. C'est donc à l'Assemblée qu'ont lieu les combats pour le pouvoir. ).

Le Goûter des généraux (1951)

Il est fort probable que le Goûter des généraux fut inspiré, en partie, par les problèmes liés à la décolonisation de l'Afrique du Nord et de l'Indochine, mais aussi de la vie personnelle de Boris, au moment où il rencontre de grandes difficultés financières et fait des "Traductions Alimentaires".
Cette pièce a été présentée pour la première fois dans une traduction en langue allemande le 4 novembre 1964, puis un an plus tard en langue française, plus précisément le 18 septembre 1965. Gilbert Pestureau nous donne ici une lecture approfondie de cette pièce.

Tête de méduse (1951)

Tête de Méduse est pour Boris VIAN l'occasion, par le biais du vaudeville parodié, de tourner en dérision les relations de couple.
N'oubliez pas que l'écriture de cette pièce se fait au moment où il se sépare de Michelle Léglise, pour rejoindre sa seconde femme Ursula Kübler.

Série blême (1952-1954)

Cette pièce n'a rien d'une pièce de facture classique : "tragédie en trois actes et en vers, contenant des références de la Série Noire", sans compter qu'elle est en alexandrains et, de surcroit, en argos !
Elle amorce, de plus, ce que l'on pourrait appeler "La seconde période d'écriture", car pendant deux ans Boris VIAN s'est consacré à l'écriture de scénari et de spéctacles des plus variés.

Le Chasseur français (1955)

Comédie musicale prenant inspiration dans les nombreuses chansons qu'il écrit à cette époque. Le chasseur français n'a été édité qu'à titre posthume et représenté à partir de décembre 1975.

Chambre de Célibataire (1956)

À travers Chambre de célibataire, Boris VIAN s'illustre de nouveau dans le genre du vaudeville en le tournant en dérision, comme il l'a fait avec Tête de Méduse.

Les Bâtisseurs d'empire (Février 1959)

Cette dernière pièce écrite en 1957, est en fait le prémice d'un livre qui ne verra jamais le jour, car non terminé : "Les assiégés", qui reprend les mêmes thèmes (Il y avait aussi le Schmürz), mis à part le fait que les occupants reçoivent une lettre mystérieuse, qui les contraint à monter un étage.
Comme pour Le goûter des généraux Gilbert Pestureau décortique méticuleusement cette pièce.